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LABORIT

Javerlhac-et-la-Chapelle-St-Robert (24)

Nesmy, La Roche-sur-Yon, Luçon, Moutiers-les-Mauxfaits, Chaillé-les-Marais,

Poitiers, Paris, Bordeaux, Lurs (04)

Hanoï (Viet-Nam)


Déposé le 19 novembre 2017 par Christian Frappier

Sources - Recherches

Registres paroissiaux et d’Etat-Civil : Christian Frappier, Relévés CGV, Wikipédia


Famille originaire de Dordogne mais qui s’est implantée en « Vendée » à la fin du XVIIIe siècle à Nesmy.

Exerçant principalement les métiers du commerce et de l’artisanat, elle s’est alliée aux familles locales autour de Nesmy et son ascension sociale a commencé seulement au début du XXe siècle.

La Famille LABORIT est aujourd’hui très connue grâce notamment au Professeur Henri LABORIT, médecin chirurgien et neurobiologiste, et à sa petite-fille, Emmanuelle LABORIT, sourde et muette, ce qui ne l’a pas empêché de devenir une actrice de talent et une écrivaine.




1. Clément LABORIT, épousa Jeanne MARCHAND, dont il eut au moins un fils qui suit.


2. Jean LABORIT, maître charpentier, né à Javerlhac-et-la-Chapelle-Saint-Robert (Dordogne) vers 1769, décédé à Nesmy le 1er octobre 1827 ; il avait épousé d’abord à Angles le 27 juin 1798, Jean PRIN, alias PERRIN, alias PRAIN, née à La Merlatière le 18 septembre 1768, décédée à Nesmy le 3 décembre 1811, fille de Pierre PRIN, laboureur, et de Marie Anne PETIT ; puis à La Boissière-des-Landes le 1er février 1815, Rose Louise JUTARD, née à La Boissière-des-Landes vers 1781, décédée à Nesmy le 29 mai 1869, veuve de François BROCHARD et fille de Jean JUTARD et de Marie BOURMAUD.

1°) Dominique Jean LABORIT, né du premier mariage à Nesmy le 8 juillet 1798, y décédé le 11 février 1864 ; il y avait épousé le 24 novembre 1823, Jeanne Marie FAVROUL, née à St-Denis-la-Chevasse le 9 août 1789, fille de François FAVROUL et de Jeanne BOSSARD.

1a) Victor Constant LABORIT, garde particulier, né à Nesmy le 24 octobre 1824, y décédé le 17 janvier 1877 ; il y avait épousé le 10 septembre 1850, Françoise PRUNEAU, femme de confiance, née à Port-Saint-Père (44) le 3 mars 1814, fille de Louis PRUNEAU et de Françoise BERTET.

2a) Marie Sophie Françoise Joséphine LABORIT, née à Nesmy le 14 juin 1851, y décédée le 28 février 1852.

2b) Henri Marie Constant LABORIT, boulanger, né à Nesmy le 21 avril 1854 ; il y épousa le 1er août 1877, Victoire Hortense Elisabeth CHARPENTREAU, née à Nesmy le 8 avril 1849, fille de Jacques Bienvenu CHARPENTREAU, charpentier, descendant de Jacques CHARPENTREAU et de Marguerite BUCHET, et d’Hortense MOUSSION ; elle était veuve en premières noces d’Adrien Benjamin Ludovic LABORIT (voit ci-dessous), oncle à la mode de Bretagne de son second mari.

3a) Marie Georgine Adrienne Aimée LABORIT, née à Nesmy le 24 avril 1878 ; elle y épousa le 30 mai 1899, Aimé Baptiste PRUNIER, négociant en grains ; né au Champ-St-Père le 19 décembre 1875, fils d’Aimé BRUNIER et de Marie BOULEAU.

2c) Marie Thérèse LABORIT, née à Nesmy le 31 juillet 1858, y décédée le 14 octobre 1872.

1b) Pierre Armand LABORIT, né à Nesmy le 3 janvier 1827, y décédé le 4 novembre 1828.

1c) Aimé LABORIT, né à Nesmy le 12 janvier 1829, y décédé le 5 janvier 1891.

1d) Jeanne Eugénie LABORIT, née à Nesmy le 6 juillet 1832, y décédée le 27 janvier 1867 ; elle y avait épousé le 18 mai 1859, Augustin BONNET, né à Nesmy le décembre 1830, fils de Pierre BONNET, jardinier au château de Nesmy, et de Jeanne LAIDET, servante au château de Nesmy ; dont postérité BONNET, CHARPENTREAU, GASNIER, DIGUET, GABORIT…

2°) Joseph LABORIT, né à Nesmy le 28 novembre 1799, y décédé le 12 décembre suivant.

3°) Joseph LABORIT, maître charpentier, né à Nesmy le 8 mai 1801, y décédé le  avril 1880 ; il avait épousé à Chaillé-sous-les-Ormeaux le 30 janvier 1832, Marie Jeanne ROBLIN, y née le 8 juillet 1808, décédée à Nesmy le 31 octobre 1865, fille de Pierre ROBLIN, sabotier, et de Marie Jeanne BOCQUIER.

1a) Jeanne Virginie LABORIT, né à Nesmy le 19 février 1833, y décédée le 19 janvier 1898 ; elle y avait épousé le 25 novembre 1857, Henri Victor CHARPENTREAU, charpentier, né à Nesmy le 27 mars 1831, y décédé le 30 janvier 1893, fils de Jacques CHARPENTIER, charpentier à Rambourg, et de Catherine CITEAU.

1b) Adrien Benjamin Ludovic LABORIT, charpentier, né à Nesmy le 9 septembre 1837, y décédé le 2 mai 1874 ; il y avait épousé le 17 juillet 1867, Victoire Hortense Elisabeth CHARPENTREAU, née à Nesmy le 8 avril 1849, fille de Jacques Bienvenu CHARPENTREAU et d’Hortense MOUSSION ; elle épousa ensuite Adrien Benjamin Ludovic LABORIT, neveu à la mode de Bretagne de son premier mari.

2a) Amédée Victor Adrien LABORIT, né à Nesmy le 30 septembre 1868, y décédé le 22 octobre 1881. Sans alliance.

4°) Joséphine LABORIT, née à Nesmy le 15 octobre 1803, y décédé le 8 décembre 1848 ; elle y avait épousé le 6 juin 1827, Nicolas Charles MOUNIER, charpentier, né à Bouguenais (44) le 9 novembre 1800, fils de Jean MOUNIER et de Jeanne BRIAUD ; dont postérité MOUNIER, BOUARD, GUSTON, MOCQUILLON…

5°) Pierre François LABORIT, né à Nesmy le 27 novembre 1805, y décédé le 15 avril 1822.

6°) Jeanne Françoise LABORIT, lingère, née à Nesmy le 13 décembre 1807, y décédée le 15 juin 1836 ; elle avait épousé à Nesmy le 15 juin 1836, François GIRAUDEAU, marchand, né à Nesmy le 11 mars 1806, fils de François GIRAUDEAU, marchand, et de Marie Rose ALLÉAUME, et descendante notamment de Pierre GIRAUDEAU et de Marie Perrine FRAPPIER, dont au moins :

1a) Aimée Joséphine GIRAUDEAU, née à Nesmy le 3 mai 1849 ; elle y épousa le 15 mai 1877, Léon Jules Benjamin GRIMAUD, clerc de notaire, né au Champ-St-Père le 25 juillet 1844, fils de Félix GRIMAUD et de Marie Benjamine Félicité BÉNÉTEAU ; dont postérité GRIMAUD, VOYER, ORIZET, BRISONNET…

7°) Rose LABORIT, née à Nesmy le 3 décembre 1811.

8°) Louise LABORIT, qui suit lingère, marchande de blanc, née du second mariage à Nesmy le 29 octobre 1815, y décédée le 5 avril 1893 ; elle avait épousé à Nesmy le 6 août 1862, Louis PETIT, né à Aubigny le 2 mars 1827, fils de Louis PETIT et de Marie CHARPENTREAU.

9°) Joseph Henri LABORIT, né à Nesmy le 18 avril 1818, y décédé le 17 mai suivant.

10°) Pierre Henri LABORIT, qui suit.

11°) Benjamin François LABORIT, menuisier ébéniste, né à Nesmy le 30 mars 1824 ; il épousa à La Roche-sur-Yon le 1er juillet 1851, Hortense Eugénie PELTIER, tailleuse, y née le 21 juin 1830, fille de Prosper PELTIER et de Jeanne Eugénie BOUNIAU.


3. Pierre Henri LABORIT, charpentier, né à Nesmy le 15 avril 1821, décédé à Luçon le 4 novembre 1879 ; il avait épousé à Moutiers-les-Mauxfaits le 4 mai 1857, Aglaé  Adélaïde Désirée GIRARD, y née le 9 mai 1830, fille de Charles Jean GIRARD, boulanger, et de Jeanne Marie POTIER, cette dernière, fille de Jacques POTIERS, fermier à la Francheboisière, et de Jeanne FRAPPIER.

1°) Marie Louise LABORIT, née à Luçon le 2 septembre 1858, décédé en 1920 ; elle avait épousé à Moutiers-les-Mauxfaits le 11 février 1885, Benjamin Louis Victor BERTIN, alias BRETIN (1850-1933), veuf de Philomène PILLAUD, et fille de Benjamin BERTIN et de Marie Victoire PAULEAU.

2°) Henri Ferdinand LABORIT, qui suit.


4. Henri Ferdinand LABORIT, receveur principal des Postes à Poitiers, né à Luçon le 26 août 1860, décédé en 1943 ; il avait épousé à Champagné-les-Marais le 9 août 1886, Clémence DUPONT, née à L’Aiguillon-sur-Mer le 17 juillet 1864, institutrice, décédée en 1936, fille de Clément Guillaume DUPONT et de Jeanne LAMBERT ; lors du mariage de leur fils à Poitiers en 1912, les époux sont dits demeurer à La Rochelle.

1°) Madeleine Marguerite Marie LABORIT, née à Poitiers le 4 juillet 1887 ; elle épousa N. DEMARQUEZ et demeurait au Blanc (Indre) lors du mariage de son frère Henri en 1912.

2°) Henri Ferdinand LABORIT, qui suit.

3°) Clémence LABORIT, née à Poitiers le 18 avril 1890, décédée à Chaillé-les-Marais le 27 novembre 1980 ; elle avait épousé d’abord à Niort le 21 septembre 1922, Maurice Louis ANGEVIN ; puis le 27 septembre 1945, Albert Charles Louis BACROT, né à Estaires (59) le 4 mai 1885, décédé à Luçon le 13 septembre 1970, fils de Louis Charles BACROT et d’Aline Louise LEROY.


Sépulture de la Famille Laborit dans le cimetière de Luçon5. Henri Ferdinand LABORIT, né à Poitiers le 20 septembre 1888 ; étant alors médecin aide-major de 2e classe, élève à l’école d’application du service de santé des troupes coloniales, résidant à Marseille, il épousa à Poitiers le 22 juillet 1912, Marie Denise Léontine Eléonore de SAUNIÈRE, née à Poitiers le 24 novembre 1886, fille de Jean Marie Léonard de SAUNIÈRE, représentant de commerce, et de Léonie Marie Jeanne BRIMAUD, demeurant tous deux à Paris, mariage en présence Madeleine DEMARQUEZ, née LABORIT, 25 ans, demeurant au Blanc, Clémence LABORIT, 22 ans, demeurant à La Rochelle, toutes deux sœurs de l’époux, Anne de SAUNIÈRE, 39 ans, tante de l’épouse, demeurant à Poitiers, et Jean de SAUNIÈRE, 21 ans, décorateur à Paris, frère de l’épouse.

Denise de SAUNIÈRE, comme beaucoup d’autres personnes de l’époque, sombre dans le Pétainisme outrancier et la collaboration avec l’ennemie ; blessée lors du bombardement de la caserne de Poitiers dans laquelle la milice s’est réfugiée, elle est évacuée vers l’Allemagne sur une civière… Revenue en France et incarcérée à la prison de la Conciergerie (1946), son fils Henri réussit à obtenir sa libération, arguant auprès du Général de Gaulle. De nouveau arrêtée quelques semaines plus tard, le tribunal de Poitiers la condamne à 2 ans de prison !

Henri LABORIT est décédé du tétanos en 1919 alors qu’il était en Guyane.

1°) Henri LABORIT, qui suit.

2°) Jacques LABORIT, né en 1920 à Paris ; suivant les idées de sa mère et de sa famille, il abandonna des études et s’engagea dans la milice ; il fut abattu par les Résistants à l’automne 1944, lors d’un interrogatoire à Poitiers.


Henri Laborit6. Henri LABORIT, né à Hanoï (Viet-Nam) le 21 novembre 1914. Bachelier du Lycée Carnot de Paris, il prépare sa médecine et le concours de l’école de santé navale de Bordeaux (1930-31) qu’il intègre en 1934 ; interne des hôpitaux de cette ville (1937-39), il est médecin à bord du torpilleur « Sirocco » coulé le 31 mai 1940 lors de l’évacuation de Dunkerque ; devenu chirurgien des hôpitaux maritimes (1948), il opère dans les hôpitaux de Lorient et Bizerte ; maître de recherches du Service de Santé des Armées, il est affecté au Val de Grâce (1951). A partir de 1958, il dirige le laboratoire d’eutonologie à l’hôpital Boucicaut.

Il épouse le 19 décembre 1936, Geneviève Ginette de SAINT-MART, médecin, née à Dakar (Sénégal) le 18 septembre 1914, décédée le 18 septembre 1997, fille de Georges Henri Paul Marie de SAINT-MART, administrateur adjoint des colonies, et de Jeanne Léontine Anne-Marie GILBERT-DESVALLONS ; elle avait arrêté ses études pour élever ses enfants et suivre son mari, mais elle les reprend 13 années plus tard et devient chef de travaux à la Faculté de Créteil et praticien dans le service de réanimation de Pierre Huguenard, à l’hôpital Henri Mondor.

Henri LABORIT est décédé à Paris le 18 mai 1995 et repose dans le cimetière de Lurs, dans les Alpes-de-Haute-Provence, petite commune qui en son temps fit parler d’elle avec l’affaire Dominici.

Chercheur en neurobiologie, Henri LABORIT introduisit la chlorpromazine en psychiatrie. La découverte de ce premierGeneviève de Saint-Mart tranquillisant lui valut le prix Albert Lasker, l’équivalent américain du prix Nobel. Auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages spécialisés ou destinés à un public plus large, il s’est intéressé à tous les niveaux du comportement humain, de la molécule à l’ensemble social. Il fut en ce sens un pionnier de l’approche multidisciplinaire dont se réclament aujourd’hui les sciences cognitives, à une époque où c’était encore mal vu.

Le professeur LABORIT est aussi connu du grand public grâce au film d’Alain Resnais « Mon Oncle d’Amérique », où jouant son propre rôle, il intervient au cours de trois récits entremêlés pour expliquer ce que nous savons aujourd’hui du comportement humain. Le film se déroule en permanence sur trois niveaux : l’histoire racontée, les représentations mentales des protagonistes, et des images d’expérience sur les rats n’ayant pas de rapport évident sur le moment, mais qui deviennent éclairantes sur le comportement des personnages à la fin du film. Selon Henri LABORIT, la conduite est réglée par quatre éléments : laSépulture de la Famille Laborit à Lurs dans les Alpes-de-Haute-Provence consommation (boire, manger et copuler), la gratification, la punition (avec pour issues la lutte ou la fuite), et enfin l’inhibition de l’action.

1°) Marie-Christine LABORIT, née à Bordeaux en août 1937, actrice de théâtre et de cinéma, metteur en scène, elle a vécu au Sénégal, en Afrique du Nord puis à Paris ; elle a participé avec son père au film d’Alain Resnais « Mon oncle d’Amérique ».

2°) Marie-Noëlle LABORIT, née en décembre 1938 ; elle épousa Alain BENOIT.

3°) Henri Philippe LABORIT (1943-2000)

4°) Jacques LABORIT, né en 1945, docteur en médecine, psychiatre et psychanalyste, né en 1945, père de :Emmanuelle Laborit

1a) Emmanuelle LABORIT, née sourde et muette de naissance, à Paris, le 18 octobre 1971 ; grâce à son père, elle apprend la langue des signes à 7 ans, ce qui lui ouvre la porte vers le monde extérieur. En 1993, elle a reçu le Molière de la révélation théâtrale pour son rôle dans « Les Enfants du Silence », adapté de la pièce américaine éponyme ; elle la première comédienne sourde à avoir reçu, en France, une telle récompense. Elle est mariée à Jean DALRIC, né le 17 septembre 1952, auteur, qui a reçu le Molière de l’adaptateur.  Elle est aujourd’hui la mère de deux enfants.

1b) Marie LABORIT, née en 1979.

5°) Jean LABORIT